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La philosophie Taoïste

univers
Dans la philosophie taoïste, et particulièrement dans sa forme religieuse, le qi est perçu comme participant à l'évolution spirituelle d'un être.

C'est en raffinant le souffle par des opérations « d'alchimie corporelle » que le pratiquant espère progresser dans son développement spirituel, et atteindre un état mental censé rejoindre le fonctionnement fondamental du cosmos.

Le taoïsme et le néoconfucianisme (qui prône la conformité de l’ordre social) parlent alors de retour au wuji, avec pour objectif idéal l'existence éternelle.

La pratique emprunte à l'alchimie son vocabulaire, faisant du champ de cinabre inférieur, ou dantian inférieur, l'endroit où se fabrique et s'entretient le qi en tant que substance vitale. Le second champ d'élixir, situé au niveau du cœur-sternum, transforme le qi en shén, qui est un souffle plus subtil propre à la pensée.

Enfin, la tête contient le troisième dantian où le shén se transforme en un souffle propre à la spiritualité, celui qui est censé mettre le pratiquant dans un état d'unité avec le cosmos, c'est-à-dire le conduire à agir selon les lois intrinsèques d'équilibre de l'univers que le taoïsme nomme la Voie, ou Tao (道), également état originel du cosmos. Cette pratique, nommée qi gong (气功) littéralement "exercices du Qi", se base sur des exercices de respiration et de visualisations mentales, alliés parfois à des mouvements ou postures.

Dans la philosophie confucianiste le qì est associé au lǐ 理, principe structurant des êtres et des choses. La bonne morale et les règles sociales doivent suivre les lois naturelles qui régissent l'univers, et ces lois émanent du principe lǐ. Toutefois le qi garde sa nature fondamentale, de sorte que la morale reste directement liée à la corporalité qui accueille la circulation du qi. Corps et esprit restent intimement dépendants l'un de l'autre ; les philosophes travaillent leur qi grâce au corps pour affiner leur morale.

S'agissant de l'âme ; dans la spiritualité indienne le prāṇa semble être un équivalent du qì, que le français nommerait alors âme (même origine indoeuropéenne que prana). Mais l'âme possède aujourd'hui plusieurs sens qui ne coïncident plus avec la notion de qì.